Le crédit immobilier franchit la barre des 1.000 milliards d’euros

Un record absolu marque l’encours de crédits, car selon les informations évoquées par la Banque de France, ce dernier aurait atteint la barre des 1.000 milliards d’euros.

Les taux de prêt de 1,50 % en moyenne au mois de novembre ont su marquer l’histoire de l’immobilier

Pendant que la machine du crédit immobilier continue de tourner de son côté, les inquiétudes sur la conjoncture et sur le moral des ménages ne cessent de se multiplier. La Banque de France a fait savoir dernièrement qu’au mois de novembre dernier, le marché de l’immobilier a connu un vrai dynamisme, car l’encours de crédits immobiliers a touché les 1.003 milliards d’euros. Ce record absolu a sans doute été boosté par la politique monétaire très accommodante de la Banque centrale européenne. Ces dernières années ont été favorables aux crédits immobiliers et c’est bien normal que les banques revendiquassent un stock de 1.003.163 millions d’euros de crédits à l’habitat en portefeuille en fin novembre dernier.

Un taux au plancher historique

Selon toujours les statistiques de la Banque de France, en novembre, le rythme de croissance restait soutenu. La baisse s’est pourtant accentuée au point à faire revenir les taux à leur plus bas historique. Fin novembre dernier, les taux ont atteint le 1,50 % en moyenne. Rappelons que ce niveau n’a été noté qu’entre décembre 2016 et janvier 2017 et qu’après les taux sont repartis légèrement à la hausse.

La guerre des prix et ses conséquences

Les professionnels dans le secteur des crédits immobiliers estiment que l’ère du crédit bon marché aurait encore des beaux jours devant elle malgré la guerre des prix sur le prêt immobilier qui se passe entre les banques. Quelques banques ont remonté leur barème de taux de 0,03 % à 0,1 % en début janvier, mais les meilleurs profils ne semblaient pas être touchés par cette hausse et c’était tout à faire normal. Comme les banques ont considérablement des objectifs commerciaux ambitieux à atteindre, la remontée devrait généralement être très progressive. Toutefois, même si une hausse est attendue pour 2019, elle devrait se limiter à 0,2 % voire 0,3 % selon les experts.

Pour maintenir leur part de marché, en dépit de la faire rentabilité de ce type de crédit, les banques restent bien à l’offensive. Le crédit immobilier, considéré aussi longtemps comme un fameux produit d’appel par excellence est considéré comme un outil essentiel pour la fidélisation des clients. La demande des ménages pour les crédits immobiliers a tendance à s’affaiblir sans doute suite à :

  • La hausse des prix de l’immobilier.
  • La fin des renégociations de prêts.
  • La remise en cause de certains soutiens publics à l’accession à la propriété.